| Paris-Camembert 2009 |
Casper vainqueur du Paris-Camembert |
Jimmy Casper est sorti vainqueur des petites côtes du pays d'Auge pour remporter mardi à Vimoutiers la semi-classique Paris-Camembert devant Romain Feillu et creuser l'écart en tête de la Coupe de France de cyclisme.
"Un scénario idéal", a résumé le coureur picard, qui n'imaginait pas au départ des 202 kilomètres à Magnanville (Yvelines) rentabiliser de cette façon son déplacement.
Pour sa deuxième participation seulement à la course normande, le routier-sprinteur de l'équipe Besson-Sojasun a bénéficié du travail de l'équipe Caisse d'Epargne, oeuvrant pour son leader espagnol Alejandro Valverde qui s'était imposé l'année passée.
Sous un ciel clément, la formation espagnole a verrouillé la course derrière l'échappée lancée au 82e kilomètre par les Français Niels Brouzes et Alexandre Lemair. Preuve de son efficacité, un regroupement général s'est opéré dans le mur des Champeaux, le dernier obstacle situé à moins de 10 kilomètres de l'arrivée.
Benoît Vaugrenard, qui tourne autour du succès à Vimoutiers (3e en 2007 et 2008), a tenté de forcer la décision dans cette côte pentue, qui jouxte le hameau de Camembert entré depuis le XIXe siècle par la grâce de Marie Harel dans l'histoire de la gastronomie. Mais la course s'est jouée au sprint, jugé en faux-plat montant.
En l'absence de Valverde qui, mal placé aux 2 kilomètres, avait préféré se relever, Casper a eu surtout affaire à Feillu, très en jambes dans le mur des Champeaux où le Picard s'était retrouvé à la peine mais sans s'affoler pour autant: "Quand j'arrive à passer des difficultés pareilles, c'est que je suis en forme !"
"C'est aussi l'équipe qui a gagné", a souligné également le lauréat. "Pour le sprint, j'ai pu compter sur Yannick (Talabardon) puis 'Coutoule' (Cédric Coutouly) et enfin Jérémy (Galland) qui s'est écarté aux 500 mètres."
Casper, vainqueur pour la quatrième fois depuis le début de la saison, continue à remercier ainsi sur le terrain l'ancien champion de France Stéphane Heulot qui lui a offert une possibilité de se relancer à l'âge de 30 ans.
Sous les couleurs de la nouvelle formation bretonne, classée à l'échelon Continental (l'équivalent de la 3e division) mais probablement appelée à grandir, le Picard s'est fixé pour objectif de remporter cette saison la Coupe de France.
"C'est une victoire surprise car je ne pensais pas gagner ici. Il me reste à enfoncer le clou jeudi au GP de Denain", a conclu Casper, déjà en tête du classement général après sa deuxième place, le mois dernier, dans l'épreuve d'ouverture (Cholet-Pays de Loire)
VIMOUTIERS (AFP)
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| Casper le jeune premier |
Jimmy Casper (Besson Chaussures-Sojasun) a remporté au sprint la 73e édition de Paris-Camembert. Grâce à ce 4e succès de la saison obtenu sur le fil devant Romain Feillu (Agritubel), le protégé de Stéphane Heulot, déjà 2e à Cholet il y a trois semaines, prend la tête de la Coupe de France.
A 30 ans, Jimmy Casper a retrouvé une seconde jeunesse cette année. En difficulté l'an dernier chez Agritubel où il avait du se contenter de trois bouquets (étape sur le Tour Méditerranéen, le Circuit de Lorraine et les Boucles de la Mayenne), le Picard qui a failli ne pas retrouver d'équipe cette saison n'en finit plus de briller. Relancé par Stéphane Heulot qui l'a finalement recruté sous les couleurs de l'équipe Continental Besson Chaussures Sojasun, le sprinteur français, bien emmené par ses coéquipiers Yannick Talabardon, Cédric Coutouly et Jérémy Galland s'est imposé au sprint à Vimoutiers là ou l'on attendait plutôt les puncheurs.
Au terme d'une course longtemps menée par Niels Brouzes (Auber 93) et Alexandre Lemair (Roubaix-Lille Métropole) qui ont compté jusqu'à 14 minutes et 5 secondes d'avance mais finalement repris à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, le lauréat de l'étape de Strasbourg sur le Tour de France 2006 a fait parler sa pointe de vitesse pour se payer le luxe de lever les bras pour la 4e fois de la saison après ses deux victoires d'étapes sur l'Etoile de Bessèges et son succès à Charleville-Mézières sur le Critérium International. "Normalement, ce n'est pas une course pour les sprinteurs. Je savoure d'autant plus ! Le scénario était idéal pour moi. La Caisse d'Epargne a contrôlé, il n'y a pas eu de grosse bagarre dans les bosses. On a laissé faire, on a travaillé sur 2 kilomètres, les 2 derniers kilomètres", a analysé le vainqueur du jour, une fois descendue du podium protocolaire.
Vaugrenard a essayé
Il faut dire que les coureurs de Besson Chaussures, surfant sur la bonne vague des victoires de Jimmy Engoulvent sur le chrono du Circuit de la Sarthe et de Dimitri Champion sur le Circuit des Ardennes, ont couru avec justesse une épreuve, il est vrai, un peu escamotée. Dans le final, alors que l'on aurait pu s'attendre à voir des coureurs comme Anthony Geslin, Sandy Casar (Française des Jeux), Julien El Farès (Cofidis) ou David La Lay (Agritubel) utiliser les reliefs des côtes de Canapville, Roiville ou du Moulin Neuf pour aller de l'avant, le peloton se distingua par une rare apathie.
Dans le Mur des Champeaux, ultime difficulté de l'épreuve avec des passages à 17%, seul le Vannetais Benoît Vaugrenard (Française des Jeux) tenta sa chance sans toutefois réussir à tromper la vigilance des Caisse d'Epargne d'Alejandro Valverde qui aurait sans doute apprécié de réitérer son coup de l'an dernier. "J'ai essayé (...) mais je ne n'ai pas pu faire un écart suffisant. (...) Dommage, je marche bien mais je n'ai pas de réussite", a regretté l'ancien champion de France du contre-la-montre.
Objectif Coupe de France
Dès lors, le sprint devenait inévitable. Valverde hors du coup du fait d'une erreur de placement, l'emballage allait se jouer entre Casper et Romain Feillu pour le dénouement que l'on connait. "C'est rageant ! (...) Dans le sprint, j'ai décidé de prendre la roue de Jimmy (Casper). Demaret a fait l'effort le premier et Jimmy a pu passer, moi pas. C'était un final de costauds et Jimmy est un beau vainqueur", a expliqué, beau perdant, le coureur de l'équipe Agritubel.
Grâce à ce succès, trois semaines après avoir échoué au second rang de Cholet Pays de Loire derrière l'Argentin Juan Jose Haedo (Saxo Bank), Jimmy Casper prend la tête du classement général de la Coupe de France. Ne comptant pas s'arrêter en si bon chemin, il regarde vers l'avenir avec ambition: "Maintenant, il me faut taper sur la table jeudi au GP de Denain, une autre course de la Coupe de France. Cette année, le classement général est un objectif pour moi." Annonçant la couleur avec honnêteté, Casper aura la pancarte dans le Nord mais ça n'a pas l'air de le déranger
Eurosport.fr
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| Jimmy Casper remporte Paris-Camembert |
Le Français Jimmy Casper (Besson-Sojasun) a remporté au sprint la semi-classique Paris-Camembert (ouest), courue mardi sur la distance de 202 kilomètres.
Casper a devancé son compatriote Romain Feillu (Agritubel) et le Russe Alexandre Efimkin (AG2R) à l'arrivée jugée en faux-plat montant.
VIMOUTIERS (AFP)
mardi 14 avril 2009
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| Paris-Camembert: Casper succède à Valverde |
Alejandro Valverde, vainqueur dimanche de la Klasika Primavera, n'a pas réussi le doublé sur le Paris-Camembert. La semi-classique a été remportée mardi au sprint par Jimmy Casper (Besson-Sojasun) qui a réglé le peloton. Le Français, qui a devancé son compatriote Romain Feillu (Agritubel) et le Russe Alexandre Efimkin (AG2R), s'empare à cette occasion de la tête de la Coupe de France après sa deuxième place à Cholet pour la première épreuve de la saison.
Sport.fr mardi 14 avril 2009
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| Paris-Camembert - Casper au sprint |
Jimmy Casper (Besson-Sojasun) a remporté mardi la semi-classique Paris-Camembert. Il a devancé au sprint son compatriote Romain Feillu (Agritubel) et le Russe Alexandre Efimkin (AG2R) sur une arrivée jugée en faux-plat montant. Le coureur picard a ainsi conforté sa place en tête de la Coupe de France.
Le Français a su profiter de conditions de courses favorables, dans une épreuve que l'équipe Caisse d'Epargne a tenté de verrouiller pour son leader Alejandro Valverde: «Normalement, ce n'est pas une course pour les sprinteurs. Je savoure d'autant plus ! Le scénario était idéal pour moi. La Caisse d'Epargne a contrôlé, il n'y a pas eu de grosse bagarre dans les bosses. On a laissé faire, on a travaillé sur 2 kilomètres, les 2 derniers kilomètres», s'est réjoui Jimmy Casper avant d'expliquer: «Dans le sprint, j'ai cru un moment que c'était perdu puis j'ai vu l'ouverture. C'est une victoire surprise. Maintenant, il me faut taper sur la table jeudi au GP de Denain, une autre course de la Coupe de France. Cette année, le classement général est un objectif pour moi».
Son dauphin, Romain Feillu, n'a lui pas caché sa déception: «C'est rageant ! J'ai basculé en haut du mur des Champeaux en bonne position, dans un petit groupe derrière Vaugrenard et un autre coureur. Mais il y a eu regroupement. Dans le sprint, j'ai décidé de prendre la roue de Jimmy (Casper). Demaret a fait l'effort le premier et Jimmy a pu passer, moi pas. C'était un final de costauds et Jimmy est un beau vainqueur». De son côté, Alejandro Valverde s'est montré plutôt beau joueur: «J'étais un peu derrière à deux kilomètres de l'arrivée et j'ai été pris par une vague. Je me suis retrouvé coincé, j'ai préféré ne pas insister car ça frottait beaucoup, ça devenait dangereux».
(Avec AFP)
L'Equipe.fr mardi 14 avril 2009
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| Trois vainqueurs racontent leur Paris-Camembert |
Franck Bouyer (2004, Bouygues Telecom). « J'avais attaqué dans la 1re côte, on était parti à quatre (NDLR : dont son équipier Pineau, et Casar). On s'était fait reprendre par six hommes (dont Brochard et Chavanel) dans le Mur des Champeaux, mais j'ai accéléré en haut, et seul Lövvkvist avait pris ma roue. C'était bizarre de me retrouver échappé avec lui, car cinq jours avant, il m'avait battu de quelques secondes au Circuit de la Sarthe... Mais là, j'ai bien géré, et j'ai débordé le Suédois à 250 m de la ligne. Une de mes plus belles victoires. La dernière, aussi... Je devais revenir cette fois à Camembert, mais j'ai un peu de mal à revenir à mon niveau et après le Circuit de la Sarthe, je fais une coupure jusqu'au Tour du Finistère, samedi. »
Anthony Geslin (2006, Bouygues Telecom). « Paris-Camembert 2006 reste évidemment un excellent souvenir en ce qui me concerne. Ma priorité, c'était au moins de la gagner au moins une fois : ça, c'est fait (rires) ! Je me rappelle être passé en tête aux Champeaux, derrière Laurent Lefèvre (son coéquipier) et Duqué (le Colombien de Cofidis) qui étaient partis à deux. A deux kilomètres de l'arrrivée, on est rentrés à une dizaine (dont le 3e, le Calvadosien Guilbert, mais aussi Turpin et Coutouly - d'Ag2R et Roche de Cofidis) sur eux deux. Laurent Lefèvre m'a emmené dans le sprint, que je remporte. »
Sébastien Joly (2007, Française des Jeux). « On était parti très tôt à une vingtaine (dont Brochard, Chavanel, Casar et Moncoutié), quasiment dès le départ. Il y avait pas mal de vent, et ça avait borduré pendant près de 100 km... Je revois encore le peloton revenir sur notre échappée, à l'entrée du circuit final : ça nous avait boostés, on savait que la course pouvait se jouer à ce moment-là, alors on est aussitôt repartis à une dizaine. Sur Paris-Camembert, c'est toujours mieux d'avoir un coup d'avance qu'un coup de retard !
On s'est retrouvé à six au moment d'aborder le circuit final (avec Brard, Charteau, Guilbert, Vaugrenard et le Belge Stubb). Anthony Charteau est parti dans la côte du Moulin-Neuf, mais avec Benoit Vaugrenard (son coéquipier) on l'a rejoint aux Champeaux. Ensuite je me suis retrouvé seul avec Anthony, et je suis parti sous la flamme rouge. Car j'avais vu qu'il avait fait une petite erreur en mettant un braquet un peu trop gros. Je l'ai surpris en faisant rapidement un écart. J'ai eu un moment de doute quand j'ai eu les « grosses cuisses » dans le faux plat de l'arrivée, mais j'ai vu qu'Anthony était lui aussi en difficulté. Je n'ai pas gagné de course depuis. J'étais vraiment heureux de m'imposer sur cette magnifique ligne droite d'arrivée. J'ai d'ailleurs gardé la photo de cette victoire. »
Propos recueillis par F. B.
Ouest-France
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| Paris-Camembert 2008 |
| Cyclisme - Paris-Camembert - Valverde en costaud |
Venu sur la quatrième étape de la Coupe de France pour préparer les classiques ardennaises, Alejandro Valverde a bien réussi son coup en remportantr en costaud Paris-Camembert. L'Espagnol a devancé les Français Jérôme Pineau (Bouygues Télécom) et Benoît Vaugrenard (Française des Jeux).
Le leader de la Caisse d'Epargne, qui nourrit de grosses ambitions pour l'Amstel Gold Race, a frappé un grand coup en s'imposant avec la manière dans la 76e édition de la course normande. L'Espagnol s'est montré les plus fort en haut du faux plat qui menait à l'arrivée, où il a pris le dessus sur les tricolores Jérôme Pineau et Benoît Vaugrenard. Un autre Français, Sandy Casar (Française des Jeux) a bien cru pouvoir s'imposer à Vimoutiers en sortant du peloton à 10 kilomètres de l'arrivée, mais il a été repirs à 1500 mètres de la ligne par un peloton implacable, bien conduit par la Caisse d'Epargne de Valverde. Les Français, qui rêvaient de renouer avec la victoire, pourront nourrir des regrets, ils sont six derrière le vainqueur, décidément trop fort.
L'Equipe 15 avril 2008 |
| Paris-Camembert : Nicolas Vogondy au départ |
Requinqué après le circuit de la Sarthe qui lui a valu de retrouver de bonnes sensations, Nicolas Vogondy (Agritubel) dispute aujourd'hui la classique Paris-Camembert, une course qu'il connaît bien pour y avoir déjà terminé à la 3e place. « Je connais bien cette course en effet, confirmait-il hier, joint dans la voiture de son directeur technique alors qu'il se rendait au départ. Si la première moitié est sans difficulté, le final est absolument redoutable avec en particulier une fameuse bosse qui fait toujours la décision, tout près de l'arrivée. Et comme je sors du circuit de la Sarthe avec d'excellentes sensations, voilà une épreuve qui pourrait sourire à l'équipe Agritubel. » Ravard, Rineiro, Salmon, Bichot et Sinner seront les coéquipiers de Nicolas Vogondy dans ce Paris-Camembert.
Si le coureur de Seigy semble aussi serein sur son état de forme physique, c'est qu'il pense aussi à sa toute prochaine campagne belge qui lui vaudra de s'aligner successivement dans deux monuments du cyclisme international, la Flèche Wallonne puis Liège-Bastogne-Liège, avec entre-temps un intermède sur les routes françaises, sur le Rhône-Alpes-Isère Tour, de jeudi à dimanche. Correspondant NR, Michel Colin. mardi 15 avril 2008 |
| Cyclisme-Paris-Camenbert - Les Français de retour? |
Discrets lors des grandes classiques des deux dernières semaines, Tour des Flandres puis Paris - Roubaix, les coureurs français ont l'occasion de revenir sur le devant de la scène à l'occasion de Paris-Camembert, semi-classique normande inscrite au calendrier de la Coupe de France. Le parcours accidenté de 200 km et le mur des Champeaux (500 m à 17 % de pente) placé à 10 km de l'arrivée, pourraient être le tremplin idéal pour les attaquants et puncheurs français : de repos depuis le Tour des Flandres, Sylvain Chavanel (Cofidis) sera le premier à surveiller s'il a conservé un peu de l'énergie qui l'a fait briller sur Paris-Nice et les semi-classiques belges, mais autour de lui, les outsiders seront nombreux.
Bouygues a plusieurs cartes à jouer
Anthony Geslin, 6e de Milan - San Remo et vainqueur en 2006 (photo L'Equipe), pourra ainsi compter sur une équipe Bouygues Telecom au profil assez dense avec la présence de Jérôme Pineau, Thomas Voeckler, récent vainqueur du Circuit de la Sarthe, et Pierrick Fédrigo, qui fait son retour à la compétition après sa chute à Paris - Nice. Le Crédit Agricole fera confiance à ses jeunes pousses, Rémi Pauriol et Pierre Rolland, l'une des révélations du début de saison. Chez la Française des Jeux, Sandy Casar partira de chez lui et tentera de rester dans la dynamique qui l'a placé aux avant-postes sur le Tour du Pays Basque.
Valverde est affûté
Alejandro Valverde revient lui aussi d'Espagne, où il a pris une frustrante deuxième place dimanche dans la Klasika Primavera. «Il faut voir l'aspect positif des choses, mon résultat est la preuve que je me suis bien préparé en vue des classiques», a réagi l'Espagnol. «Je terminerai ma préparation à Paris-Camembert avant de rentrer m'entraîner quelques jours en Espagne». Mardi, le leader de l'équipe Caisse d'Epargne sera entouré d'une armada impressionnante avvec Oscar Pereiro, vainqueur du Tour 2006, et Anthony Charteau, deuxième de la dernière édition.
L'équipe mardi 15 avril 2008
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| Cyclisme: Valverde sur Paris-Camembert pour préparer les classiques ardennaises |
PARIS (AFP) — L'Espagnol Alejandro Valverde vient affûter sa condition avant les classiques ardennaises sur les routes normandes, mardi, dans la 67e édition de Paris-Camembert, comptant pour la Coupe de France de cyclisme.Marri de s'être incliné au sprint face à l'Italien Damiano Cunego dimanche dans la Klasika Primavera, Valverde part de Magnanville, lieu de départ de la semi-classique française dans la grande banlieue ouest parisienne, à la tête d'une solide formation (Caisse d'Epargne).Oscar Pereiro, l'Espagnol vainqueur du Tour de France 2006, est à ses côtés tout comme le Français Anthony Charteau, deuxième à l'arrivée l'année passée à Vimoutiers (Orne) derrière Sébastien Joly."Il faut voir l'aspect positif des choses, mon résultat est la preuve que je me suis bien préparé en vue des classiques", a déclaré dimanche Valverde. "Je terminerai ma préparation à Paris-Camembert avant de rentrer m'entraîner quelques jours en Espagne".Le profil de la course (200 km), accidenté dans sa partie finale, convient aux puncheurs de son type. Ainsi qu'à Sylvain Chavanel (Cofidis), qui a pu digérer sa brillante campagne de classiques de pavés en Belgique, ou encore Anthony Geslin, le vainqueur de la course en 2006, qui partage les responsabilités avec Jérôme Pineau et Thomas Voeckler au sein d'une équipe Bouygues Telecom a priori la mieux dotée du lot.Dans les creux du Pays d'Auge, qui accueille chaque année cette fête champêtre du cyclisme, la côte de Roiville et surtout le mur des Champeaux (500 m à 17 % de pente), à 10 kilomètres de l'arrivée, servent habituellement de tremplin aux attaquants.Le parcours doit convenir aussi à Sandy Casar (Française des Jeux), signalé en progression au récent Tour du Pays Basque mais toujours malheureux jusqu'à présent dans cette course qui part presque de chez lui, Pierre Rolland, l'une des révélations du début de saison, ou encore Rémi Pauriol, son coéquipier de la formation Crédit Agricole.L'épreuve marque également le retour à la compétition de l'ancien champion de France Pierrick Fédrigo, impatient de revenir dans le peloton qu'il avait abandonné voici plus d'un mois à cause de sa chute dans la première étape de Paris-Nice.Les principaux engagés: Fédrigo, Geslin, Pichot, Pineau et Voeckler (Bouygues Telecom), Casar (Française des Jeux), Syl. Chavanel, Moncoutié, Dumoulin et Huguet (Cofidis), Pauriol, Roche (IRL) et Rolland (Crédit Agricole), Pliuschin (MDA), Edaleine (AG2R), Jalabert et Vogondy (Agritubel), Valverde (ESP), Pereiro (ESP) et Charteau (Caisse d'Epargne).Autres équipes en lice: Auber 93, Bretagne, Roubaix, Topsport, Slipstream, PSK, Mitsubishi.Le parcours: 200 km. Départ à Magnanville à 11h00, arrivée à Vimoutiers vers 16h15.
AFP mardi 15 avril 2008
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| La 69e Paris-Camembert se court ce mardi |
Des milliers de spectateurs devraient se masser, ce mardi, sur les côtes du pays d'Auge. Pour le final de la fameuse classique Paris-Camembert. La météo ne s'annonce pas trop mauvaise ce mardi. Le public devrait à nouveau se retrouver en masse aux alentours de Vimoutiers pour le final de la célèbre course cycliste Paris-Camembert.
Cent douze coureurs représentant quatorze équipes prendront le départ le matin à Magnanville dans les Yvelines. Parmi les favoris pour succéder à Sébastien Joly : Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler ou Alejandro Valverde. Comme la plupart du temps, le sort de la course devrait se décider dans les fameuses côtes du pays d'Auge, celle de Canapville à franchir trois fois, celle de Roiville à franchir deux fois et pour finir celle du Moulin neuf et le fameux mur des Champeaux, une pente à 17 %.
Les coureurs devraient faire leur apparition dans l'Orne vers 13 h 30 l'arrivée de cette 69e édition étant prévue à Vimoutiers, trois heures plus tard, au bout de 202,7 km.
Pratique.
Horaires des passages pour une moyenne de course de 40 km/h : premier passage à Canapville à 14 h 38, premier passage à Roiville à 15 h, passage côte du Moulin neuf à 16 h 11, passage mur des Champeaux à 16 h 20, arrivée boulevard Dentu à Vimoutiers à 16 h 34.
Ouest-France mardi 15 avril 2008 |
Cyclisme : Anthony Geslin et Bouygues vont jouer l'offensive Paris-Camembert, aujourd'hui.
Sur la vague de son succès au Circuit de la Sarthe (victoire de Voeckler), l'équipe vendéenne a de belles ambitions pour la 69e édition de la classique ornaise. |
Anthony, il s'agit déjà de votre 6e Paris-Camembert. C'est un rendez-vous incontournable ?
Courir à domicile, c'est effectivement un peu particulier... Pour moi, Paris-Camembert n'est pas une Coupe de France classique comme le GP de Rennes ou la Route Adélie. Il y a un petit plus, c'est indéniable.
C'est une course de préparation ou un objectif en tant que tel ?
J'arrive sur la fin de la première partie de la saison. Après Paris-Camembert, je m'alignerai juste sur l'Amstel Gold Race (le 20 avril), ensuite je risque de couper. Camem-bert, c'est vraiment un objectif, tant pour moi que pour toute l'équipe.
Vous avez prouvé votre valeur en coupe de France depuis trois ans (Route Adélie, Paris-Camembert, Trophée des Grimpeurs). Votre ambition n'est-elle pas désormais d'accrocher une classique étrangère ?
Dans un premier temps, cette année j'aimerais en gagner une au plus vite. Au niveau international, je fais une bonne perf à Milan-San Remo (6e). Ce jour-là, j'ai répondu présent. Je suis passé à côté de mon Tour des Flandres, c'est vrai, les conditions climatiques ne m'ont pas trop arrangé... Mais au final, je suis satisfait de mon début de saison, en France ou à l'international.
Pas trop de regrets sur Milan-San Remo ?
Je me suis fait un peu serrer juste avant le sprint, sinon je pouvais jouer le podium. Mais même si un podium ça ajoute une ligne au palmarès, je reste content de ma course et du résultat. 6e de Milan-San Remo, pour moi c'est comme si j'avais gagné une course en France.
« Paris-Roubaixdans mon canapé »
On vous sent satisfait de votre probant début de saison...
C'est clair. Je n'ai pas les soucis de l'an dernier (clavicule), j'ai pu me préparer correctement et bien récupérer de la saison 2007.
Du coup, vous êtes l'un des favoris de Paris-Camembert que vous avez remporté en 2006.
J'imagine... L'avoir gagné déjà une fois m'enlève un peu de pression.
Comment vous êtes-vous préparé pour ce rendez-vous ?
Mercredi j'ai fini Gand-Wevelgem dans le peloton. J'avais encore un peu mal aux jambes après le Tour des Flandres, et en plus je n'ai pas eu beaucoup de réussite : j'ai crevé 5 fois dans la journée... Une course à oublier (rires). Depuis, j'ai récupéré et je suis retourné voir la famille en Basse-Normandie. Aujourd'hui (entretien réalisé dimanche), je regarde Paris-Roubaix dans mon canapé.
Bouygues a parachevé une belle victoire collective au Circuit de la Sarthe... Mais Voeckler et Pineau y ont visiblement laissé beaucoup de jus. Un handicap pour Paris-Camembert ?
On va partir pour jouer l'offensive, après on verra comment chacun se trouve. Peut-être que Thomas n'aura effectivement pas complètement récupéré. Jérôme revient de blessure (chute au Critérium international), mais ça devrait aller crescendo. Quoi qu'il en soit, on est dans une belle spirale actuellement, à nous d'en profiter.
Vous savez que les coureurs qui ont réussi un doublé sur Paris-Camembert l'ont souvent fait dans les deux ou trois ans qui ont suivi leur première victoire ?
Ah non, je ne le savais pas... À bon entendeur (rires) ? C'est clair que ça me plairait bien. Après, il faut que les conditions s'y prêtent. Je vais essayer d'arriver en bonne condition sur le circuit final. Ensuite, ce sont les circonstances de course qui choisiront un peu le vainqueur.
Quelles conditions de course vous seraient le plus favorable ?
D'abord, je préférerai qu'il ne pleuve pas. Et que ça se fasse dans les dernières difficultés, qu'il n'y ait pas une échappée dès le début. car je risque un peu d'être marqué en début de course. Sinon, la tactique sur Paris-Camembert n'est pas trop compliquée : ça se fait dans les deux dernières difficultés, le Moulin Neuf et les Champeaux. On monte à bloc et ceux qui ont la jambe se trouvent devant, y'a pas de secret... »
Propos recueillis par François BOSCHER.mardi 15 avril 2008
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Treize équipes animeront Paris - Camembert
Paris - Camembert, mardi 15 avril. La 69e édition de la classique bas-normande devrait compter le même nombre d'équipes qu'en 2003 et 2006. Six formations UCI Pro Tour vont fournir les têtes d'affiche. |
Un petit coin de Livarot avant de prendre un morceau de Camembert. La présentation officielle du plateau de la 69e édition de la classique bas-normande s'est déroulée hier soir à la cidrerie La Fermière de la petite commune calvadosienne du pays d'Auge.
Une mise en bouche assurée comme d'habitude avec gourmandise par le speaker du Tour de France Daniel Mangeas. Dans ses grandes lignes, le peloton ressemblera à celui de l'an dernier, le 15 avril prochain. Le public pourra compter sur les six mêmes formations UCI Pro Tour pour animer l'épreuve.
Côté français, Bouygues Telecom devrait s'appuyer sur Thomas Voeckler et Anthony Geslin (vainqueur en 2006 à Vimoutiers). Le tenant du trophée Sébastien Joly n'était pas encore inscrit dans les rangs de la Française des Jeux. Le programme du Drômois est quelque peu chahuté depuis une infection virale contractée début mars. L'intéressé a fait l'impasse du Cholet - Pays de Loire ce week-end et n'a décidé de reprendre la compétition que début avril sur les manches de Coupe de France.
Chavanel annoncé, Valverde espéré
Sylvain Chavanel sera l'un des grands favoris de la journée dans l'Orne. Le Picto-charentais est l'homme en forme de Cofidis. Outre son succès sur A travers les Flandres mercredi, il s'est déjà distingué en remportant des étapes du Tour Méditerranéen et de Paris-Nice.
L'organisateur de Paris - Camembert Guy Brien espère secrètement que son principal rival étranger ne sera autre qu'Alejandro Valverde. Le leader espagnol de la Caisse d'Epargne. « Il a été annoncé sur notre course par certains mais nous n'avons pas encore la confirmation de sa venue », confie le responsable ornais.
Au total, treize équipes sont pour l'instant attendues sur la ligne de départ parisienne, soit deux de moins que l'an passé. La baisse touche la participation des équipes Continentales Pro étrangères. Le Team Volksbank (Autriche) par exemple ne sera pas de la partie. Mais Guy Brien disposait encore d'une piste de ce calibre pour enregistrer la participation d'une 14e formation.
Patrick BRIONNE.
• Les 13 équipes engagées. 6 formations UCI Pro Tour (5 Françaises, 1 étrangère) : Cofidis, Française des Jeux, Bouygues Telecom, Crédit Agricole, Ag2r, Caisse d'Epargne. 4 équipes Continentales Pro (1 Française, 3 étrangères) : Agritubel, Slipstream, Top Sport-Vlaanderen. 3 équipes Continentales (Françaises): Auber 93, VC Roubaix, Bretagne Armor-Lux.
Ouest-France vendredi 28 mars 2008
| Archives 2007 |
Paris-Camembert cycliste: Sébastien Joly prend du galon
Sébastien Joly, l'un des Français en vue du début de saison, est monté en grade mardi en remportant à Vimoutiers la semi-classique Paris-Camembert devant son ancien coéquipier Anthony Charteau. |
Les deux hommes, qui ont couru ensemble chez les amateurs (Vendée U) puis pendant deux saisons dans la même équipe professionnelle (Bonjour) à leur début de carrière, se sont disputés à la régulière une victoire de prestige dans cette cinquième manche de la Coupe de France."Avant d'être adversaires, nous sommes d'abord amis", a déclaré le vainqueur qui a surpris son compagnon en démarrant dans le dernier kilomètre sans que Charteau, sur un plus gros braquet, puisse réagir.
"Il n'y a rien à dire, Joly était le plus fort", a reconnu Florent Brard qui a fait honneur à son maillot tricolore. Devant la foule normande, le champion de France s'est beaucoup dépensé, deux jours seulement après avoir couru Paris-Roubaix et hérité de maintes ampoules sur les différents points d'appui du corps.
Dans cette course de 205 kilomètres tôt lancée par une échappée d'une quarantaine de coureurs sous un beau soleil, six coureurs ont pris les devants à 65 kilomètres de l'arrivée à l'initiative de Benoît Vaugrenard (avec Joly, Guilbert, Stubbe, Charteau et Brard).
Le coup a surpris deux équipes pourtant bien représentées à l'avant, Cofidis et surtout Bouygues Telecom qui s'était déplacée avec des ambitions logiques pour mettre fin à sa disette de la saison 2007. Avec deux coureurs (Joly, Vaugrenard), en revanche, la Française des Jeux s'est retrouvée en position de force pour aborder le final.
Charteau, qui a tenté d'anticiper, a été repris au pied du dernier obstacle, le mur des Champeaux, à 10 kilomètres de l'arrivée. Mais il est parvenu à accompagner Joly qui s'est dégagé dans cette rampe, le secteur-clé traditionnel de la course.
A l'arrivée, les deux hommes, qui s'étaient entraidés en partageant leur bidon de ravitaillement, ont précédé de plus d'une minute et demie leurs premiers poursuivants, réglés par Vaugrenard devant Tom Stubbe, un espoir belge troisième du Tour de l'Avenir l'an dernier.
Douzième et premier Français de Paris-Nice, huitième du Critérium international, Joly a confirmé qu'il avait pris cette saison, à l'âge de 28 ans, une dimension supplémentaire.
L'ancien vainqueur de Paris-Roubaix Espoirs, qui s'est entouré de plusieurs personnes (pilote moto, kiné, ostéopathe) chez lui, dans la Drôme, pour mieux travailler à l'entraînement, attendait de gagner depuis août 2005, date de son succès au Tour du Limousin.
113 coureurs au départ. 56 classés.
24heures.com
La Paris-Camembert se dégustera demain
La course cycliste Paris-Camembert, cette année, ne clotûrera pas la foire de Vimoutiers. Jean Florent, vice-président du comité d'organisation, explique. |
Après 67 années d'union avec la foire de Pâques, pourquoi dissocier la course ? Quand la course tombait pendant la foire de Pâques, nous avions du mal à avoir un plateau de qualité. Notre rendez-vous entrait en concurrence avec d'autres grandes épreuves comme le tour des Flandres et le tour de Cologne. Beaucoup d'équipes nationales et internationales ne pouvaient pas être présentes. Mardi, le plateau sera donc plus relevé ? Bien sûr ! Il n'y a pas de grandes vedettes qui se démarquent, mais les grands coureurs seront aux rendez-vous comme Laurent Brochard, Sylvain Chavanel, les coureurs belges de la Cofidis, etc. Nous avons aussi cinq équipes de l'UCI Pro tour. Le final de la Paris-Camembert est très sélectif, et en général, ce sont des grands noms du cyclisme qui prennent le dessus. Si certains vainqueurs ne sont pas forcément très connus quand ils la remportent, ils le deviennent par la suite. C'est une course très appréciée. La gagner est très valorisant sur le circuit. Vous n'avez pas peur de perdre des spectateurs en la décalant ? Non, au contraire. C'est une course très populaire. Le public de la Paris-Camembert est passionné. En plus, si le temps est de la partie... Nous attendons 20 000 personnes à Vimoutiers sur le site de l'arrivée, 100 000 sur les 90 km de boucles. Dans la côte de Roiville, on croit assister à une étape alpestre avec les supporters sur la route qui s'écartent au dernier moment devant les coureurs ! En plus, le fait que la foire est passée, l'accès à Vimoutiers sera plus facile. Le parcours reste à peu près le même que les années précédentes. Vous avez un lieu à conseiller pour suivre le final ? Comme la course se termine par des boucles, c'est facile à suivre. Pour le spectacle, il y aura le prix du meilleur grimpeur à trois reprises à Canapville et deux fois à Roiville. Il y a aussi la côte du Moulin Neuf et le mur de Champeaux. C'est souvent là que les meilleurs font la différence.
Ouest-France LUNDI 16 AVRIL 2007
Paris-Camembert : présentation (16/4/2007) - VELO 101
Il y aura du beau monde sur le 71ème Paris-Camembert, avec Laurent Brochard, Sylvain Chavanel, Anthony Charteau, Hary, Joly et Pétilleau. |
La 71ème édition de Paris-Camembert retrouvera une certaine saveur cette saison avec la participation de quinze formations de qualité, là où les organisateurs n'avaient réuni que douze équipes il y a un an. Dessinée entre Magnanville, dans les Yvelines, et Vimoutiers, dans l'Orne, la cinquième manche de la Coupe de France rassemblera demain mardi les meilleurs coureurs français du moment, qu'ils sortent du Circuit de la Sarthe, du Tour du Pays-Basque ou de Paris-Roubaix. Ca promet de l'action sur les routes normandes, que les concurrents emprunteront durant 200 kilomètres. Il faudra avoir du nez pour accompagner la bonne échappée dans une épreuve qui comptera de multiples difficultés au cours de sa partie finale, avec sept ascensions rigoureuses dans les 80 derniers kilomètres de course, et une arrivée en côte à Vimoutiers.
Ainsi, Paris-Camembert devrait livrer une jolie confrontation entre Laurent Brochard, Anthony Geslin et Pierrick Fédrigo (Bouygues Telecom), John Gadret et Ludovic Turpin (Ag2r Prévoyance), Sandy Casar et Sébastien Joly (Française des Jeux), Patrice Halgand et Rémi Pauriol (Crédit Agricole), Romain Feillu et Nicolas Vogondy (Agritubel), Florent Brard (Caisse d'Epargne), Stéphane Pétilleau (Bretagne-Armor Lux), Sylvain Chavanel, David Moncoutié et le leader de la Coupe de France Maryan Hary (Cofidis). Ces coureurs-là ont démontré récemment qu'ils étaient suffisamment fermes pour réaliser un Paris-Camembert du meilleur cru. Et mieux vaudra aborder la semaine du bon pied car, avec trois manches de la Coupe de France au programme jusqu'à dimanche, le challenge national pourrait fort bien prendre une tournure définitive en fin de semaine.
Demain, les prétendants à la victoire en Coupe de France devraient se régaler. Les moins aguerris, eux, vont déguster ! Après un hors d'œuvre de 120 kilomètres sur les routes de l'Eure, il faudra avoir gardé de l'appétit pour un copieux plat de résistance. Les concurrents devront en effet avaler la côte de Canapville (9 %) et la côte de Roiville (10 %) à trois et deux reprises avant de se présenter au pied de la côte du Moulin Neuf (16 %) à 16 kilomètres du but. A l'heure du fromage, forcément, la course devrait se décanter dans les côtes du Moulin Neuf puis dans le terrible Mur des Champeaux, par tradition le juge de paix de la course normande, situé à 10 kilomètres de l'arrivée. En dessert, une dernière côte ira chercher la ligne d'arrivée à Vimoutiers. Un menu alléchant qui met d'ores et déjà l'eau à la bouche des suiveurs.
Vélo 101 16/4/2007
Guy Brien est ravi. Paris - Camembert aura « un meilleur niveau d'équipes » le 17 avril prochain pour sa 68e édition.
À la base, la recette de la semi-classique normande demeure la même.
La densité du peloton est d'abord assurée par les cinq équipes UCI Pro Tour de l'Hexagone. |
En particulier Bouygues Telecom, une formation vendéenne qui a fait de cette course une spécialité puisqu'elle a croqué les deux précédentes éditions avec Laurent Brochard (2005) et Anthony Geslin (2006). Le Sarthois et l'Ornais sont annoncés sur la ligne de départ, « avec Pierrick Fédrigo », a lancé Daniel Mangeas, lors de la présentation officielle du plateau en mairie de Vimoutiers. « Mais Cofidis devrait également aligner un bon groupe avec Sylvain Chavanel, Frédéric Bessy, David Moncoutié et Stéphane Augé, a avancé la mythique voix du Tour de France. Et d'une manière générale, je pense qu'il y a carrément un vainqueur possible dans chacune des 14 équipes engagées ». Si neuf d'entre elles sont françaises (un total supérieur à la moyenne de ces quinze dernières années), la liste est cette fois rehaussée par l'engagement d'une UCI Pro Tour étrangère. En l'occurrence celle espagnole de la Caisse d'Epargne Iles Baléares. Le champion de France en titre Florent Brard devrait en être le chef de file. Guy Brien n'osait croire à la venue d'Alejandro Valverde. « Avec un peu de chance, il sera peut-être là », a toutefois glissé avec une pincée d'optimisme Daniel Mangeas. Une autre formation UCI Pro Tour étrangère (Unitbel.com alias Canyon.com ·) pourrait venir compléter le menu. Mais en bon chef de cuisine, le responsable du comité d'organisation de Paris - Camembert a provisoirement conservé le secret.
Patrick BRIONNE. Journal OUEST FRANCE |